The Timeline

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Caroline Olsen SAP

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1994 – Paris. Mon aventure SAP commence.

1995 – France/Suisse – J’ouvre mon cabinet de consultant indépendant, je travaille essentiellement pour SAP France et ses clients; Léo Apotheker de retour chez SAP, devient CEO de SAP France. Les clients m’apprécient. J’aime ce que je fais.

1999 – Je ne reconduis pas mon contrat avec SAP France. Je souhaite rester en Suisse et offrir le gros de mon temps à Nestlé, qui en 1998 m’a confié son challenge SAP. Une superbe collaboration s’installe. Elle dure presque 4 ans.

2002 – Mes années Nestlé se terminent… Mes réussites dérangent Capgemini. Je découvre le goût amer de l’harcèlement. Nestlé est au courant. Bruno Villetelle protège Capgemni, au détriment de l’intérêt de Nestlé. A l’époque, je ne comprends pas trop. Je préfère partir. J’emporte avec moi, un livre d’or plein de remerciements pour ces superbes années Nestlé, de la part de ceux qui ont partagé mon aventure. Les gens continuent à m’écrire…

Je quitte Nestlé et je continue chez Chanel. Mon aventure Chanel, qui a commencé en été 2001, va durer plus de 11 ans. Une reprise d’un projet SAP mal engagé. Une grande aventure humaine qui prendra fin en été 2012. L’initiative du départ est la mienne. Le mal vient de Chanel. L’origine du mal s’appelle Léo Apotheker.

2003 – J’oriente mon activité de conseil indépendant vers l’assistance à la reprise des projets SAP mal engagés. Il y en de plus en plus. Ma réputation de l’ange gardien des projets SAP se répand vite. Les demandes d’aide se font de plus en plus fréquentes. Venant d’un peu partout dans le monde. Le problème du cauchemar SAP semble ne pas avoir de frontières. Je voyage.

SAP Suisse et André Katz commencent à me mettre des battons dans les roues.
Je ne m’explique pas encore bien le paysage SAP du moment.

Eté 2006 – Je pars au Canada. Je pars avec cette étiquette “l’ange gardien des projets SAP en difficulté “. Je pars pour un long moment. L’accompagnement d’un grand projet SAP à Montréal.
Mon aventure canadienne va durer 7 ans. Montréal/Vancouver.
Il m’a fallu une année pour réaliser que la quasi totalité de projets SAP au Canada a l’allure d’un désastre. Je ne comprends pas.

Je fais connaissance avec un autre sauveteur des projets SAP, un Allemand qui travaille sur un livre « Anatomy of failure »…

Septembre 2007Je demande de l’aide à Léo Apotheker… SAP COO à l’époque.
Il répond à mon appel. Un dialogue s’établit.

Un homme d’affaires canadien, Jacques, s’intéresse au problème. On travaille ensemble sur des solutions.
Il me propose de se joindre à mon dialogue avec Léo Apotheker. J’accepte.
Le dialogue dure plus d’un an et est bien étrangement totalement stérile.
Inexplicable. Venant de la part d’un dirigeant efficace.
Je ne comprends pas. Jacques non plus.

2008 – J’entraîne Léo Apotheker, devenu co-CEO de SAP, dans un projet SAP catastrophe, américano-suisse, à New York. Jacques, m’accompagne. Fiasco totale. Sans espoir. Le sauvetage des projets SAP mal engagés est une mission impossible. C’est confirmé. Je cherche à comprendre.

2009 – L’année de départ de Kagermann à la retraite. Apotheker reste seul à la tête de SAP.
Mes tentatives d’aider les clients SAP dérangent de plus en plus.
Barry Fisher – SAP Canada – entre en scène.
SAP a décide de m’éliminer. Pour commencer, m’éliminer du paysage SAP avant d’aller plus loin pour m’éliminer tout court.

En avril 2009, Jacques prend peur. Il a probablement une longueur d’avance sur moi dans l’interprétation des incidents.
Moi, je ne comprends toujours pas encore suffisamment bien.

SAP fait tout pour m’éloigner de ses clients. Par tous les moyens possibles. Imaginables et inimaginables.

Septembre 2009 – Je commence à écrire. Mon blog Mes années SAP (remplacé en 2011 par le site dédié au livre) voit le jour. Au fil des pages, mon année de dialogue avec Apotheker. En français.

Février 2010 – Celui qui a bâti l’empire SAP, Léo Apotheker commence à faire ses cartons dans son bureau chez SAP. Une page se tourne. Un échec que j’ai vu venir et j’ai essayé de prévenir. J’ai échoué. Je ne comprends toujours pas tout.

Un dialogue s’installe, en privé entre moi et Apotheker, de février à septembre 2010.
J’essaie de comprendre pourquoi SAP s’est pris à moi, alors que la seule chose que je voulais c’était la réussite des projets SAP.
Je n’ai pas eu assez de temps pour comprendre. Le 30 septembre 2010 HP annonce la nomination de Léo Apotheker au poste de CEO de HP.
Le masque tombe brusquement. La pire version de Léo Apotheker fait son apparition :
« Ce n’est pas moi qui te veux du mal ! » « Pourquoi tu ne vas pas voir la police ?»
Des propos pour le moins étranges. La peur ? De quoi ?
Je ne comprends pas bien.

En octobre 2010, quelqu’un à Paris essaie de le ramener à la raison.
Moi, je suis toujours au Canada.
Apotheker s’engage finalement à me sortir de l’impasse à condition que je supprime mon blog SAP.
C’est fait. J’ai supprimé le blog début octobre. Apotheker n’a pas tenu son engagement.
J’ai fait renaitre le blog de ses cendres peu de temps après.

Fin octobre, je prends contact avec les services diplomatiques suisses.
Des échanges commencent avec le Département fédéral des affaires étrangères et le Département fédéral de justice et police.
La Suisse propose de me rapatrier en Suisse mais personne ne comprend encore la gravité de l’affaire. Ni les autorités suisses, ni moi-même.

Entre temps, un client SAP en Europe m’appelle à l’aide. Encore un projet SAP en difficulté.
J’explique aux autorités suisses que je vais y aller, que je vais essayer de gérer la situation seule, sans leur contribution. Du moins pour le moment. Ils promettent de suivre l’affaire de près. On reste en contact.

Décembre 2010. Il me faut juste 3 mois pour constater que c’est un projet SAP sans espoir. Encore Capgemini.
Après mon retour au Canada, je décide de lancer officiellement mon projet de livre. L’idée a eu le temps de mûrir.
La biographie de Léo Apotheker, l’homme qui a créé l’empire SAP. Projet de 2 ans et demi. La sortie du livre prévue pour le 18 septembre 2013, le 60ème anniversaire de Léo Apotheker. Nous sommes en mai 2011. Léo Apotheker est alors CEO de HP. Il est tenu au courant de mon projet de livre, dès le départ. Trop occupé pour s’y opposer ou alors suffisamment confiant pour ne pas le faire.
Le site web dédié au projet voit le jour. J’y reprends l’essentiel de mon blog SAP et je ferme ce dernier. L’audience grandi très rapidement. Tout autour du monde.

L’aventure HP de Léo Apotheker s’arrête brusquement quelques mois plus tard.
Septembre 2011. La porte de HP se referme derriere lui. En cadeau pour ses 59 ans.
C’est la deuxième porte qui se ferme brusquement en espace de deux ans. D’abord SAP puis HP.

Je travaille sur l’histoire de vie d’un homme, qui a détruit ma vie et je cherche toujours encore à comprendre. A comprendre pourquoi. Pourquoi on me condamne alors que je ne voulais que du bien. Il y a toujours encore des zones d’ombre. Trop de zones d’ombre.

Je sais que le héro de mon livre n’est pas un héro mais qu’il a tout pour l’être.
Je ne comprends absolument pas pourquoi il s’obstine à tel point à jouer ce rôle de monstre. Je n’arrive pas à le convaincre de m’aider à comprendre.

Je suis en train d’écrire l’histoire de sa vie.
Je m’imagine qu’il ne va pas bien. Deux gros échecs en peu de temps.
Peu importe à qui la faute.
Décembre 2011. Quelqu’un insiste pour me dire que Apotheker va vraiment mal. Début janvier 2012 je prends l’avion pour Paris. Apotheker ne veut pas me voir. Je lui propose d’arrêter le projet du livre. Sans succès. C’est de plus en plus difficile à suivre.
Je retourne à Vancouver début février 2012.

3 mois plus tard, en mai 2012, je me retrouve avec ma fille, à la rue, au Canada. Le résultat des années d’harcèlement organisé par SAP. Depuis quand ? Je ne sais même pas. C’est progressif. Intensifié depuis 2009. Devenu l’homicide volontaire depuis 2012. Un scenario de destruction. Simplement parce que je voulais aider les clients SAP dans la réussite de leurs projets.
Absurde ? Oui. Dans un monde normal. Pas celui de SAP. Explication vient un peu plus tard.

La cerise sur le gâteau, une fois à la rue, je me trouve immédiatement confronté à Emmanuel Pierrat, l’avocat parisien de Léo Apotheker. Le message ? Léo Apotheker se sent… harcelé. Appelons cela la projection ou encore l’intimidation.

Les services diplomatiques suisses, le Département fédéral des affaires étrangères et le Département fédéral de justice et police se trouvent à nouveau impliqués dans l’histoire.
Rapatriement en Suisse. Bel et bien, cette fois-ci.
Un rapatriement plein de surprises car la bande de Plattner, dont Apotheker fera partie à vie, est très créative et excelle non en matière de technologie mais en matière de destruction des personnes.

En été 2012, de retour en Suisse, je découvre que même mon meilleur client – 11 ans sans nuage – fait parti du scenario barbare d‘Apotheker. L’histoire « de famille » dira Verena, avant que je sauve de justesse sa vie.

Je quitte les bureaux de Chanel quelques jours plus tard, en laissant sans un mot mon laptop dans le bureau du Directeur Financier. Un email suit.

A suivre…

La suite uniquement en anglais

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